La ligne Navigône qui relie Vaise-Industrie au quartier de Confluence, continue de s'inscrire dans le paysage des mobilités lyonnaises, avec près de 200 000 voyages effectués depuis son lancement en juin 2025. Un succès qui témoigne de l'intégration durable de ce nouveau mode dans le quotidien des habitants au coeur d'un patrimoine classé à l'Unesco.
Le 20 juin 2026, la ligne accueille deux nouvelles navettes 100 % électriques qui viennent s'ajouter aux deux actuelles, permettant un renfort d'offre significatif avec désormais une fréquence toutes les 15 minutes en heures de pointe et une amplitude horaire élargie. Avec quatre navettes en circulation simultanée, la ligne Navigône a maintenant atteint son offre nominale.
Zoom sur la Soyeuse et le Canut, deux navettes « made in France »
Profilés comme des catamarans, les bateaux ont été pensés pour réduire au maximum le bruit et le batillage, afin de maîtriser l'impact sur la biodiversité locale et le quotidien des habitants des quais de Saône.
Les navettes ont été conçues et construites sur les chantiers navals des Sables-d'Olonne, et sont équipées de batteries électriques produites à moins de 30 km de Lyon. Le projet Navigône met ainsi à l'honneur les savoir-faire français dans toutes ses étapes, de la fabrication des pontons à celle des bateaux.

Les bateaux sont équipés de grandes baies vitrées pour permettre aux voyageurs de contempler les quais de Saône et les nombreux monuments historiques du centre-ville de Lyon, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le salon central dispose d'un espace de travail, d'une connexion wifi, de prises 220V et USB et propose 55 places assises. Les espaces extérieurs abrités d'un haut-vent disposent de 21 places assises ainsi que de 6 emplacements pour les vélos afin de favoriser l'intermodalité. Chaque bateau est équipé de 10 appuis ischiatiques.
Les navettes disposent des équipements de billettique du réseau TCL permettant aux usagers de valider leur titre de transport dès leur montée à bord, ou d'utiliser le service TCL Carte Bancaire pour acheter un titre, également disponible auprès du matelot.
Des accès facilités à bord
L'accessibilité à bord a été conçue en collaboration avec les associations représentatives des personnes en situation de handicap. Les navettes sont ainsi entièrement accessibles en fauteuil roulant et disposent de 4 places réservées aux personnes à mobilité réduite. Elles sont également équipées d'une temporisation des portes coulissantes facilitant l'accès à l'espace central. Enfin, le matelot est systématiquement présent à l'embarquement pour accompagner l'ensemble des usagers à la montée comme à la descente du bateau.
Clins d'oeil à la culture lyonnaise
La Soyeuse et le Canut rejoignent le Gone et la Fenotte. Quatre noms typiquement lyonnais pour baptiser la flotte Navigône, clin d'oeil au riche patrimoine de la capitale des Gaules.
SYTRAL Mobilités a confié à deux artistes l'habillage de la toiture des bateaux. Sur le toit du Gone et de la Fenotte, ce sont des figures malicieuses imaginées par l'artiste Anouk Ricard
, lauréate du Grand Prix d'Angoulême 2025, qui animent deux scènes pleines de fantaisie, inspirées de l'enfance et des figures populaires lyonnaises.
Les oeuvres installées sur les toits du Canut et de la Soyeuse, ont été créées par l'artiste lyonnaise Maïté Franchi
. Les deux réalisations de cette illustratrice célèbrent l'artisanat et la création artistique « à la lyonnaise » en mettant à l'honneur les ouvriers et ouvrières de la soie, qui ont profondément marqué l'histoire sociale, économique et culturelle de Lyon.



Cap sur la nouvelle halte Saint-Vincent
La halte Saint-Vincent, située à proximité de la passerelle du même nom, est désormais ouverte au public ! Elle s'intègre au parcours de la ligne Navigône et remplace la halte Subsistances, qui était utilisée provisoirement durant la phase d'aménagement de cette nouvelle halte.
Cet aménagement a en effet nécessité la réalisation d'un ouvrage technique complexe : un ponton flottant guidé sur des Duc-d'Albe télescopiques (pilotis d'amarrage). Parallèlement au maintien en place des pontons d'amarrage flottants, ces pieux permettent aux pontons de suivre le mouvement de l'eau sans créer d'émergence au-dessus du quai.
Le ponton existant Quai Saint-Antoine a été adapté pour la halte Terrasses Presqu'île et 3 nouveaux pontons flottants ont été créés pour les haltes Vaise-Industrie, Saint-Vincent et Confluence. Ces constructions techniques ont été confiées à un groupement d'entreprises françaises spécialisées dans les ouvrages fluviaux et maritimes, et les pontons ont été construits à Signes, près de Toulon, dans le Var. Au total, 7 millions d'euros ont été investis pour créer les 4 haltes de la ligne fluviale. Elles sont facilement repérables grâce aux totems installés sur les quais, qui précisent les horaires, le parcours et la connexion avec les autres modes du réseau TCL.
