Transition écologique du réseau TCL
Une flotte renouvelée à faibles émissions
75 % des déplacements sur le réseau TCL se font en mode électrique (métro, tramway, funiculaire, trolleybus et bus électriques). L'ensemble des transports en commun ne génère que 3 % de la pollution atmosphérique.
Depuis 2020, SYTRAL Mobilités n'achète plus que des véhicules à faibles ou très faibles émissions, avec cinq ans d'avance sur l'obligation fixée par la loi.

Les trolleybus 100 % électriques

Les bus au bioGNV

Des dépôts adaptés aux nouvelles énergies
SYTRAL Mobilités dispose de neuf dépôts de bus : Caluire, Vaise, Perrache, Alsace, La Soie, Les Pins, Audibert, Oullins et Givors. Leur répartition sur le territoire limite les trajets à vide entre le dépôt et le début ou la fin des lignes.
L'évolution du parc de bus impose d'adapter ces dépôts et de les mettre aux normes. Ils seront progressivement équipés de bornes de recharge pour les bus électriques et de stations de compression pour les bus au gaz. Plusieurs nouveaux dépôts seront également construits.

La Soie : une station de compression pour les bus au bioGNV
Le dépôt de La Soie accueille la première station de compression de gaz du réseau. D'une surface de 200 m² et d'un coût d'environ 2 millions d'euros, elle alimente les bus au bioGNV grâce à 56 points d'avitaillement. Une piste de remplissage rapide permet aussi de faire l'appoint d'un véhicule en cas de besoin.
Les Pins : la recharge des bus électriques
Le dépôt des Pins accueille le premier poste de transformation électrique du réseau dédié aux bus à batterie. Les véhicules y sont rechargés grâce à 11 chargeurs.
Le soutien de l'Union européenne
D'ici fin 2026, SYTRAL Mobilités aura renouvelé 40 % des bus TCL avec des motorisations au gaz ou électriques. Ce programme représente un investissement de 275 millions d'euros. L'Union européenne le soutient pour améliorer la qualité de l'air et accélérer la transition écologique :
- 7,5 millions d'euros pour l'achat de 73 véhicules zéro émission ;
- 4 millions d'euros pour le système de recharge et les équipements électrotechniques du centre bus Perrache-Confluence.
34 nouveaux trolleybus et 13 bus électriques cofinancés par l'Union européenne circulent déjà sur le réseau TCL.
Vidéo : l'électrification du dépôt de Perrache-Confluence (YouTube)
Qualité de l'air dans le métro
L'air du métro lyonnais s'améliore année après année. Depuis 2020, les concentrations moyennes en particules fines mesurées à la station Saxe-Gambetta ont été divisées par plus de deux.
SYTRAL Mobilités publie ici les résultats de la surveillance menée avec Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et présente les actions engagées pour poursuivre cette baisse.
Mise à jour : septembre 2026 – Mesures : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, bilan 2025
L'essentiel en 2025
- - 58 % de PM10 et plus de -70 % de PM2,5 depuis 2020 à la station Saxe-Gambetta.
- Jusqu'à - 87 % de particules à bord des rames de la ligne B entre 2022 et 2025.
- La valeur de référence de l'ANSES pour les PM10 est largement respectée à Saxe-Gambetta.
- 38 stations analysées sur les lignes A, B et D pour cibler les efforts.
D'où viennent les particules dans le métro ?
Dans un réseau souterrain, l'air contient surtout des particules fines appelées PM10 (moins de 10 micromètres) et PM2,5 (moins de 2,5 micromètres). Elles sont composées principalement de fer (70 à 91 % des métaux analysés) et proviennent pour l'essentiel du freinage des rames, qui use les sabots de frein et les roues.
Leur concentration suit donc le rythme du trafic. Elle augmente aux heures de pointe, diminue en heures creuses et baisse fortement la nuit et le week-end.
Comment la qualité de l'air est-elle surveillée ?
Depuis janvier 2020, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l'observatoire régional agréé de la qualité de l'air, mesure en continu les particules fines dans le métro lyonnais pour SYTRAL Mobilités. Le dispositif comprend quatre volets :
- une station de mesure permanente sur les quais de Saxe-Gambetta, équipée d'appareils de référence ;
- des mesures à bord des rames des lignes A, B et D ;
- une étude de classement des 38 stations des lignes A, B et D, à l'aide de capteurs légers ;
- des campagnes approfondies de 15 jours sur les quais des stations les plus exposées, avec analyse des métaux contenus dans les particules.
Quels sont les résultats en 2025 ?
À la station Saxe-Gambetta : une baisse continue depuis cinq ans
En 2025, les concentrations ont encore diminué par rapport à 2024 : –2,5 % pour les PM10 et –7 % pour les PM2,5.
| 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| PM10 | 96 | 75 | 70 | 47 | 41 | 40 |
| PM2,5 | 46 | 40 | 29 | 14 | 13 | 12 |
La rupture de 2022-2023 correspond à la mise en service des nouvelles rames de la ligne B, en juin 2022. Avec les anciennes rames, les concentrations moyennes atteignaient 112 μg/m3 pour les PM10 et 51 μg/m3 pour les PM2,5. Avec les nouvelles, elles sont descendues à 44 μg/m3 et 14 μg/m3. Depuis, le fonctionnement en continu des systèmes d'épuration de l'air installés sur les quais contribue à prolonger la baisse.
Comment lire ces chiffres ?
Il n'existe pas de seuil réglementaire pour l'air des enceintes ferroviaires souterraines. Des valeurs de référence ont été proposées par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF) en 2001, puis par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) en 2022. Elles s'appliquent à un trajet d'une heure.
| CSHPF (2001) | ANSES – Csout_Lim (calculée à partir de la valeur limite journalière de la directive européenne 2008/50/CE) |
ANSES – Csout_OMS (calculée à partir de la valeur guide journalière de l'OMS) |
|
|---|---|---|---|
| PM10 | 395 | 480 | 140 |
| PM2,5 | – | – | 80 |

En 2025 à Saxe-Gambetta, la valeur Csout_Lim est largement respectée. Les valeurs Csout_OMS, les plus exigeantes, sont globalement respectées, avec quelques dépassements ponctuels en PM10.
À bord des rames : une amélioration sur toutes les lignes
Entre 2022 et 2025, les concentrations mesurées à l'intérieur des rames ont nettement diminué :
- ligne A : –60 % pour les PM10 et –48 % pour les PM2,5 ;
- ligne B : –87 % pour les PM10 et les PM2,5 ;
- ligne D : –63 % pour les PM10 et –61 % pour les PM2,5.
Que fait SYTRAL Mobilités pour améliorer l'air ?
SYTRAL Mobilités agit sur trois leviers complémentaires : émettre moins de particules, capter celles qui sont présentes et les éliminer par le nettoyage.
1. Émettre moins de particules, grâce à des rames plus modernes

2. Capter les particules sur les quais

Dispositif de filtrage MANN+HUMMEL
Des études sont en cours pour l'installer dans d'autres stations du réseau TCL.

Dispositif de filtrage Para-PM, en 2025
3. Nettoyer en profondeur les stations et les tunnels
Un nettoyage par aspiration, qui retient les particules fines au lieu de les remettre en suspension, a été testé à Saxe-Gambetta, Foch, Vieux-Lyon et Bellecour. Il a réduit les concentrations en PM10 et PM2,5 jusqu'à 25 % dans la plupart des stations testées. SYTRAL Mobilités a donc décidé de l'étendre aux quais et aux tunnels des lignes A, B et D.
Et en 2026 ?
La surveillance se poursuit avec Atmo Auvergne-Rhône-Alpes :
- maintien de la mesure permanente à Saxe-Gambetta ;
- nouvelles mesures à bord des rames ;
- nouveau classement des stations à l'automne ;
- puis nouvelles campagnes de 15 jours sur les quais, pour mieux connaître les niveaux de particules et de métaux.
Pour aller plus loin
Consulter les mesures en temps réel
Télécharger le bilan Atmo 2025 (PDF)
